Samedi 7 novembre 2009

Nous recevrons lundi 30 novembre, à 20h30, 27 rue des bluets, Heitor O’Dwyer de Macedo, psychanalyste et auteur de « Lettres à une jeune psychanalyste » paru en 2008 chez Stock. Cet ouvrage précieux à plus d’un titre témoigne d’un parcours original, soucieux d’une  transmission vivante, didactique et ouverte.
Aux côtés de Freud, Winnicott, Ferenczi, Heitor de Macedo nous propose un chemin original qui entrecroise ses rencontres avec de grandes figures de la psychiatrie et de la psychanalyse : Françoise Dolto, Piera Aulagnier, Gisela Pankow, et les apports les plus récents de la clinique analytique des états psychotiques (Françoise Davoine et Jean Max Gaudillère, Philippe Réfabert, Joyce Mac Dougall...).

Dans son introduction, il précise l’enjeu de son travail d'écriture :

« En pensant au livre de Rilke, Lettres à un jeune poète, je me suis dit que cette forme non universitaire me convenait parfaitement pour présenter ce qui est pour moi la psychanalyse. L’ambition initiale était qu’un jeune profane puisse, en lisant ces lettres, se faire une idée précise de ce qu’est la clinique et la théorie de la psychanalyse et, éventuellement, voir son intérêt éveillé à l’œuvre de Freud. »


Bibliographie

- Ana K, histoire d’une analyse, 1977

- Le psychanalyste sous la terreur, 1988

- De l’amour à la pensée – la psychanalyse, la création de l’enfant et D.W. Winnicott, 1999

- Lettres à une jeune psychanalyste, 2008

http://www.editions-stock.fr/auteurs/stock-auteur-000000063788-Heitor-O-Dwyer-de-Macedo-biographie-bibliographie-hachette.html

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Dimanche 1 novembre 2009

Collectif des 39 – Contre la nuit sécuritaire

Rencontre Nationale :


Quelle hospitalité pour la folie ?

Non:
- au retour des gardiens de fous
- au grand renfermement
- à l'abandon, au tri, à la mise à l'écart.


Au programme :  la question de l’industrialisation de la santé, l’évaluation, les protocoles, la déshumanisation,

puis un temps sur les soins contraints et les dérives sécuritaires, l’usage systématisé des chambres d’isolement

et enfin la réflexion sur les moyens de résistance, de coordination, pour défendre nos pratiques cliniques.


SAMEDI 28 NOVEMBRE 2009

à la maison de l'arbre et de la parole errante

9, rue François Debergues, à Montreuil.


Inscriptions : 
http://www.collectifpsychiatrie.fr/phpPetitions/index.php?petition=7


Argument :
Depuis plusieurs mois, un mouvement se construit au sein de la psychiatrie. Pour sa part, le collectif des 39 a élargi son action au-delà de la condamnation du discours sécuritaire. Lors des nombreux forums et rencontres organisés, nous avons pu constater la présence d’un engagement fort au sein des personnes confrontées au soin psychique ainsi qu’une importante volonté de résistance. De multiples témoignages ont montré une indignation massive vis-à-vis des conditions dans lesquelles se pratique la psychiatrie aujourd’hui, manifesté une exigence de modifier les pratiques quotidiennes, de sortir de l’isolement afin d’opérer une mise en commun. Pour prendre acte de ce tournant et l’élargir, nous avons décidé d’organiser une rencontre nationale le samedi 28 novembre à Montreuil (La Parole Errante à la Maison de l’Arbre). Il s’agirait de questionner ce qui est en jeu à travers l’ensemble des « réformes » qui voudraient s’imposer, à savoir la réduction des « usagers de santé mentale » à une somme de conduites déviantes à corriger, impliquant en miroir la réduction du rôle de soignant à une somme de fonctions : celle de technicien, d’agent administratif, d’agent du maintien de l’ordre public… Déplaçant ainsi les priorités du soin psychique sur un pôle gestionnaire et sécuritaire, au détriment de la dimension thérapeutique relationnelle, aboutissant à cette situation paradoxale de créer une nouvelle génération de soignants dont la priorité n’est plus de soigner. Cette exigence de « modernité » et de « réalisme » ne conduirait-elle pas à une réactualisation de pratiques passéistes, telles que le tri, la mise à l’écart, l’enfermement irréversible des populations « marginales », au sein de laquelle les « néo-soignants » reproduiraient une version contemporaine des antiques « gardiens de fous » ? La seule position lucide et réaliste en psychiatrie est-elle celle qui nous est prescrite par les réformes en cours ? Ou nous est-il possible d’envisager avec sérieux une position soignante rénovée, fondée sur le soin relationnel, la rencontre singulière et le travail collectif ?

Dès maintenant, réservez la date : Samedi 28 Novembre, toute la journée.

http://www.collectifpsychiatrie.fr/

 

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Dimanche 1 novembre 2009

  Cette année, l'association Utopsy s’est engagée dans un projet commun avec 3 autres associations : Pratiques de la folie, les CEMEA et La Parole Errante, afin de mettre en place une « Université critique de psychiatrie ».

  A l’inverse d’un lieu de dispensation d’un savoir constitué, une université critique se veut un lieu de discussion, de mise en tension, d’élaboration autour de thèmes cruciaux de notre champ.

  La première journée se tiendra le mardi 17 novembre sur le thème de l’autisme. La matinée verra intervenir Roger Ferreri, psychiatre et chef de service d’un secteur infanto-juvénile  de l’Essonne, sur les questions soulevées par le fait même de l’autisme. L’après-midi Pedro Serra, pédo-psychiatre à Bondy, orientera la réflexion sur le sujet des adultes autistes.

  Une deuxième journée est prévue le mardi 15 Décembre sur le thème des soins sous contrainte.

  Ces journées (9h30-16h30) auront lieu à Montreuil, à la Maison de l’arbre, 9 rue François Debergue, métro croix de chavaux ligne 9. L’inscription est de 10 euros pour les étudiants, 50 euros pour les autres avec possibilité d’une prise en charge « formation continue ».

  Voici une rapide présentation des  3 autres associations (chacune a un site internet) :

  L’association Pratiques de la Folie propose un séminaire à la CMME et un colloque annuel sur le thème suivant cette année : « singulier/collectif ».

  Les Cémea (Centres d'Entrainement aux Méthodes d'Education Active) sont un organisme de formation existant depuis 1937  issu des idées de l’Education nouvelle.

  La parole errante est un centre de création issu de la rencontre d’un auteur, Armand Gatti, d’une réalisatrice, Hélène Châtelain, d’un  réalisateur, Stéphane Gatti, d’un producteur, Jean-Jacques Hocquard, travaillent ensemble depuis plus de 35 ans, qui ont créé des structures dans le but d’associer dans une production artistique l’écriture, le théâtre, la musique, la peinture, la vidéo et le cinéma.

 
Tout ce qui concerne l’inscription est sur la plaquette disponible ici :
http://www.cemea.asso.fr/spip.php?article6693

Utopsy



UNIVERSITÉ CRITIQUE DE PSYCHIATRIE

Introduction à la journée du 17 novembre 2009

 

L’autisme, décrit par Kanner en 1943, participe d'un constat ouvrant sur une hypothèse : les difficultés pour certains enfants pour établir, dans leur développement, une relation avec les autres ne s’expliquent pas en construisant une théorie déficitaire mais témoignent d’une qualité différente dans l'établissement des rapports au monde. La même année, Asperger en Autriche, décrit 4 cas d’enfant possédant des potentialités étonnantes, qui pour autres, n’en méritent pas moins attention et respect dans cette période où les « anormaux » ne sont que des déchets relevant d’une extermination industrialisée.

D’emblée, l’autisme infantile précoce apparait au centre d’un enjeu sociétal : la folie qui apparait dès l’enfance témoigne-t-elle d’un envahisseur trouble qu’il faut combattre ? Ou bien témoigne-t-elle des limites de la signification humaine qu’il convient avant tout d’accueillir ?

L’enjeu sous couvert de la clinique et de son enseignement est politiquement sensible :

-     soit les sciences humaines sont bornées par une politique du vivre ensemble posant la question d’une certaine idée du singulier et de la liberté dans l’accueil et le soin envers l’altérité ;

-     soit les sciences humaines sont convoquées pour établir « un organe scientifique de la raison » adapté à un projet politique de gestion procédurale des hommes. Peu importe ici la « magnificence » du projet : un petit nombre assoit son pouvoir sur les autres par un savoir incontestable sur le déficit. L’autisme peut ainsi servir de théorie pour un modèle expérimental de rééducation des hommes au nom d’une part manquante pour ne pas dire maudite.

 

De cela, l’enseignement en lui-même, est insuffisant pour en rendre compte.

Aucune clinique ne peut s’imposer comme telle, comme si la « perfection » de sa technique de recueil la dispensait de rendre compte des alliances qu’elle construit sous le manteau.

Que cette clinique de la « folie silencieuse de l’enfant » se présente parée de la psychanalyse ou du lésionnel ou du handicap, à prétendre parler au nom de cette personne qualifiée d’autiste, jusqu’où cette clinique participe-t-elle de la promotion de la figure de la majorité silencieuse ?

N’y faut-il d’un coté le débat politique et de l’autre un espace d’échappée pour le sujet ? Qu’est-ce que la clinique ?

En tout cas cela mérite de faire dispute voire institution.

  

Texte de Roger FERRERI

 

Par UTOPSY
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Samedi 10 octobre 2009

  Nous accueillerons Amaro de Villanova, le lundi 19 octobre à 20h30, au 27 rue des Bluets, Paris 11ème (Métro Père Lachaise ou Ménilmontant) .
  Amaro de Villanova est psychanalyste à la clinique de Laborde et directeur de la clinique institutionnelle de Saumery. Il est également membre de la société psychanalytique freudienne (SPF) et anime un séminaire mensuel portant sur la psychothérapie analytique des états psychotiques en cabinet et en institution.

  Nous aborderons la question du démantèlement sensoriel et de l’identification projective dans l’autisme et la schizophrénie. Selon Amaro de Villanova, toutes ces expériences de transfert avec  des patients psychotiques nous invitent à discuter de toutes ces situations où l’acharnement à communiquer et à créer des liens dans un état d’extrême désorganisation s’affirme au cours d’un travail qui demande le concours d’une équipe entière, autour de patients difficiles.

  Nous poursuivrons ainsi l’un des nos itinéraires de travail sur la psychothérapie des psychoses, chemin frayé lors de rencontres Utopsy passées avec Clément Bonnet, Vassilis Kapsambélis, Jean Claude Polack, Patrick Faugeras, Antoine Fontaine, Jean Pierre Lehmann… et à venir avec Heitor O’Dwyer de Macedo, Françoise Davoine et Jean Max Gaudillère (sous réserve).

Rencontres à venir :

-  lundi 30 novembre 2009 : Heitor O’Dwyer de Macedo, psychanalyste, auteur en 2008 de « Lettres à une jeune psychanalyste », Stock

-  lundi 18 janvier 2010 : Patrick Coupechoux, journaliste, auteur de
 « Un monde de fous, comment notre société maltraite ses malades mentaux », Seuil
 « La déprime des opprimés », Seuil

-  mardi 9 février : Monique David Ménard, psychanalyste, directrice de recherche en psychanalyse et psychpathologie (paris VII), directrice du centre d'études du vivant. Dernière parution : "Sexualité, genres, mélancolie : s'entretenir avec Judith Butler" 

-  lundi 29 mars : Yves Clot, psychologue clinicien, travaillant dans un laboratoire de psychologie du travail, auteur de plusieurs ouvrages sur la clinique du travail

 

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Lundi 21 septembre 2009

  Utopsy fait sa rentrée le lundi 21 septembre, à 20h30, au 27 rue des Bluets dans le 11ème (Métro Père Lachaise ou Ménilmontant).
Nous recevrons David Dupont et Frédéric De Bresson, respectivement psychanalyste et plasticien.
  Par quel mirage, quel improbable hasard un plasticien s'embarque-t-il pour une rencontre clinique? Au cours de quelle traversée un clinicien se trouve-t-il rattrapé par la question de la création? A quelle nécessaire dé-localisation, dissémination de lieux tant réels que psychiques, le dispositif d'une double association_ )Travail( un cadre clinique pour une rencontre, (Création) un cadre de mise à l'oeuvre_ répond-il?
  Une présentation à deux voix illustrée en mots et en images par David Dupont, psychanalyste, et Frédéric De Bresson, plasticien. De cette mise en commun, le partage des frontières se trouve heureusement bouleversé.
  On y parlera  du cadre et du dispositif, de territoires comme de corps et d'autant de tentatives d'inscrire un dénouement pulsatif aux institutions. Du lieu d'où cela regarde et d'où cela écoute, du croisement de deux pratiques_ artistique et analytique_ mises à l'épreuve par ce qui leur revient du tracé ou de l'oreille de l'autre.
  Précieuse initiative dont le moindre mérite ne serait pas de nous déloger des fausses certitudes, cliniques et théoriques, auxquelles dans notre frilosité nous avons trop souvent tendance à nous cramponner..

Nous vous rappelons que l'entrée est libre et qu'aucune inscription n'est nécessaire.

Utopsy

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